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Changements climatiques : une incidence sur les parasites externes

Changements climatiques : une incidence sur les parasites externes


Publié le 12/01/2021 à 18:20

 

Paraistes externes tiques

 

On ne parle plus aujourd’hui de « saison à puces » : ces ectoparasites, comme les tiques, sont susceptibles de sévir toute l’année. Principal responsable de cette « survie » annuelle, le réchauffement climatique est aujourd’hui avéré.

L'impact des dérèglements saisonniers sur l'activité des agents vecteurs de maladies canines et sur le parasitisme est bien étudié en santé humaine mais beaucoup moins en santé animale.

Pourtant la réalité du changement climatique n’est plus remise en cause.

Des tiques en hiver

Les experts préfèrent généralement utiliser le terme de changement ou dérèglement climatique plutôt que de réchauffement car l’augmentation de température, qui sera l’élément le plus marquant, conduira à un ensemble de modifications et mérite donc une approche plus large que celle centrée sur la température. On le voit bien avec l’incidence accrue des phénomènes climatiques extrêmes : tempêtes, inondations, cyclones dans les pays concernés, sécheresses…

Traditionnellement, les populations de parasites ont tendance à décroitre par temps froid. Les tiques deviennent par exemple inactives en dessous de 7 °C et les moustiques, de 10 °C. Les hivers qui enregistrent des journées aux températures supérieures ne sont plus rares et le nombre de jours de gel diminue d’année en année avec, comme conséquence, une survie favorisée des parasites et de leurs œufs.

Ainsi, cette année encore, en plein mois de décembre, retirer des tiques de ses chiens au retour de balades en forêt est loin d’être inédit.

Modification des aires de répartition des parasites

Parallèlement, les aires de répartition des parasites s’étendent : les moustiques tigres remontent vers le Nord, les phlébotomes, vecteurs de la leishmaniose, également, tout comme certaines espèces de tiques traditionnellement plutôt inféodées aux régions du Sud.

Les experts de Santé publique France avaient déjà, en 2010, ciblé quatre catégories de maladies en fonction de leur « réceptivité » aux dérèglements climatiques.

Le groupe A, des maladies vectorielles, sera le plus impacté, devant le groupe B, celui des maladies transmises par contact avec des rongeurs. Viennent ensuite les groupes C (maladies transmises par voie féco-orale) et D (transmission aérienne).

Les maladies vectorielles sont notamment véhiculées par les tiques. Et, au-delà du dérèglement climatique, ces maladies (piroplasmose, leishmaniose…) sont favorisées par les modifications d’écosystèmes, les déplacements plus nombreux des animaux de compagnie, etc.

Ainsi, les maladies vectorielles sont et continueront à être les plus impactées par les changements climatiques.