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Incontinence urinaire : certaines chiennes sont plus à risque

Incontinence urinaire : certaines chiennes sont plus à risque

Mis à jour le 21/03/2019 à 10:00
Publié le 21/03/2019 à 10:00
Incontinence

 

L’incontinence urinaire est un effet secondaire connu de la stérilisation des chiennes. Une étude* s’est focalisée sur les facteurs de risque de cette affection et a mis en évidence la prédisposition de certaines chiennes.
 

Contexte

L’incontinence urinaire est définie comme l’émission involontaire d’urine. Généralement, l’animal perd des urines sans se mettre en position.

Il faut la différencier de la malpropreté urinaire (mictions volontaires).

L’incontinence est fréquente chez le chien et le chat âgé mais peut aussi survenir chez des animaux plus jeunes, en lien avec des maladies urinaires ou systémique (diabète par exemple).

L’incontinence urinaire est plus fréquente chez les chiennes et notamment les femelles stérilisées.

Etude

Une étude épidémiologique* britannique s’est intéressée aux facteurs de risque de l’incontinence chez la chienne. Elle a passé en revue les cas de 100 397 chiennes suivies dans 119 cliniques vétérinaires.

Ce travail met en évidence l’influence de quatre facteurs : le poids de la chienne, sa race, son âge et son statut reproducteur.

3,14 % des chiennes étaient concernées mais dans certaines races, la proportion atteignait 30 % (setter irlandais par exemple).

Dobermann, bearded collie, colley et dalmatien font également partie des races à risque.

Les chiennes de poids supérieur à la moyenne étaient davantage concernées de même que les femelles âgées de 9 à 12 ans.

Le risque était 2,33 fois supérieur chez les chiennes stérilisées.

Plus de 45 % des chiennes atteintes recevaient un traitement médical.

L’incontinence a contribué au décès de l’animal dans 16,7 % des cas. 

 

 

*Source : Royal Veterinary College de Londres, 21 septembre 2017.