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Utilisation de l’odorat canin pour la détection de cancers : une réalité

Utilisation de l’odorat canin pour la détection de cancers : une réalité

Mis à jour le 18/06/2020 à 16:55
Publié le 02/06/2020 à 16:23
chien qui détecte le cancer

 

L’odorat du chien, environ un million de fois plus développé que celui de l’Homme, est mis à profit dans de nombreuses situations (recherche de personnes ensevelies, détection d’explosifs…). Parmi elles, la détection de cancers est en plein essor.

Les capacités olfactives du chien et la détection du cancer

L’odorat est sans doute le sens le plus développé chez le chien. L’Homme le met à profit dans différentes situations et, assez récemment, des chercheurs ont mis en évidence le pouvoir de ces capacités olfactives dans la détection de cancers.

En France, l’un des premiers projets à avoir exploité cette capacité est le projet KDog, dès décembre 2015, consacré à la détection du cancer du sein. Il a été initié par une infirmière de l'Institut Curie qui s'est intéressée aux composés volatiles qui semblent être émis par les tumeurs.

Equipe pluridisciplinaire

S’inspirant des résultats d’autres équipes à travers le monde sur l’odorologie canine appliquée à la détection de cancers chez l’Homme, le projet KDog réunit une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, vétérinaires et experts cynophiles et vise à valider un dépistage non invasif du cancer du sein par le chien.

D’autres projets ont, depuis, vu le jour. Le ministère des Armées conduit par exemple un travail sur la détection du cancer de la prostate, via certains composés volatils émis dans les urines par les malades.

Les résultats significatifs des premiers travaux ont permis de démontrer qu’un chien préalablement dressé (plusieurs mois sont nécessaires pour lui apprendre à mémoriser l’odeur d’urine fraîche issue de patients ayant un cancer avéré de la prostate) est capable de différencier des urines de patients atteint d’un cancer de la prostate d’urines de patients sains et de reconnaître ainsi la présence d’un cancer de prostate sur l’odeur dégagée par des urines fraîches (test de détection avec une sensibilité et une spécificité de 91 %).

Composés organiques volatils sentis par le chien

Ceci suggère que des composés organiques volatils produits par les cellules cancéreuses peuvent conférer à l’urine une odeur caractéristique dont l’identification par le chien pourrait conduire à l’élaboration d’un nouvel outil diagnostique.

Un vétérinaire, le Pr Dominique Grandjean, de l’école vétérinaire d’Alfort, a aussi créé le concept Nosaïs qui vise à recenser plusieurs projets de recherche sur la détection de maladies chroniques prolifératives comme les cancers, de maladies dégénératives ou à développement progressif, par le biais de l’olfaction canine. Dans le cadre de ce concept, il a initié un projet de détection du Covid-19 par le biais de molécules olfactives présentes dans la sueur collectée sous les aisselles de malades.