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Les primovaccinations déclinent outre-Manche

Les primovaccinations déclinent outre-Manche

Mis à jour le 13/04/2020 à 21:53
Publié le 08/01/2020 à 16:45
chien primovaccination

La défiance d’une certaine partie du public observée ces dernières années vis-à-vis de la vaccination touche aussi la Grande-Bretagne. Le déclin des primovaccinations d’animaux de compagnie y est marqué*.

Le déclin de la primovaccination

Depuis 2016, le déclin de la primovaccination des animaux de compagnie au Royaume-Uni est marqué (66 % en 2019 vs 84 % en 2016) et reflète en partie la situation et les hésitations vaccinales en médecine humaine.

Une série d'enquêtes* en ligne menées en janvier et février 2019 auprès d'un échantillon représentatif de la population britannique composé de 5 036 propriétaires d'animaux de compagnie (2 183 propriétaires de chiens, 2 266 propriétaires de chats et 587 propriétaires de lapins) montre en effet que seuls 72 % des propriétaires de chiens, 61 % des propriétaires de chats et 49 % des propriétaires de lapins ont effectué une primovaccination pour leur animal de compagnie.

Raisons multiples

Les raisons de ce déclin sont multiples : coût de la primovaccination (évoqué par 17 % des propriétaires), perception d'une certaine inutilité de la vaccination car leur animal n'entre pas en contact avec d'autres animaux, refus volontaire de vacciner car cet acte paraît inutile aux yeux de 16 % des propriétaires. Les raisons suivantes sont respectivement le stress d'une visite chez le vétérinaire, l'oubli, ou encore le manque de temps.

Malgré cette tendance au déclin de la primovaccination liée à une hésitation vaccinale grandissante, on ne note pas de baisse récente des rappels de vaccinations mais la proportion de propriétaires vaccinant régulièrement leur animal reste tout de même basse, surtout pour les chats et les lapins. Ainsi, près de 80 % des propriétaires de chiens les vaccinent régulièrement, contre 60 % des propriétaires de chats et à peine plus de 50 % des propriétaires de lapins.

Grande menace

Les raisons principales pour l'oubli des rappels de vaccins le manque de temps et l'âge avancé de l'animal.

D'après l’Organisation mondiale de la santé, l’hésitation vaccinale figure sur la liste des dix plus grandes menaces pour la santé mondiale en 2019. Dans le contexte One Health, ceci est valable aussi bien en santé humaine qu’animale.

*selon le rapport 2019 de l'association People Dispensary for Sick Animals (PDSA).