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L’environnement joue un rôle sur le développement de la dermatite atopique canine

L’environnement joue un rôle sur le développement de la dermatite atopique canine

Mis à jour le 05/11/2019 à 12:15
Publié le 14/10/2019 à 00:00
Dermatite atopique canine

 

Affection dermatologique allergique fréquente chez certaines races canines, la dermatite atopique canine fait intervenir des facteurs génétiques et environnementaux.

La dermatite atopique canine (DAC) et facteurs environnementaux 

La dermatite atopique canine (DAC) est caractérisée par des anomalies de la barrière cutanée. Sa pathogénie complexe associe des facteurs environnementaux et génétiques. 
Une étude* a déterminé les associations entre les facteurs environnementaux chez deux races canines proches, toutes deux à risque : le labrador et le golden retriever. 2 445 chiens de propriétaires dont 793 classés comme cas (575 labradors et 218 golden retrievers) et 1 652 témoins (1 120 labradors et 532 golden retrievers) ont été inclus. 
Le statut de témoin a été assigné sur la base des réponses des propriétaires à un questionnaire standard validé. 

Données rétrospectives sur l’environnement

Les données rétrospectives sur l'environnement ont été collectées via des questions supplémentaires. 
Des régressions logistiques ont été utilisées pour déterminer les associations entre les facteurs environnementaux et le statut de témoin ou de cas. 
Les facteurs de risque mis en évidence ont été : d’avoir été élevé dans un environnement urbain (pas de vivre actuellement en milieu urbain), être un mâle, être stérilisé, être traité contre les puces et être autorisé à monter sur les canapés. 

Le labrador de couleur chocolat  sont plus à risque de développer une dermatite atopique canine

Les facteurs protecteurs soulignés par l’étude sont :  de vivre avec d’autres chiens (pas de chat) et de sortir en forêt, dans les champs ou à la plage. 
Les labradors de couleur chocolat sont à plus haut risque d’avoir une DAC que ceux de pelage jaune ou noir.

Pour cette race, la pigmentation des poils est donc clairement liée à des problèmes auriculaires et dermatologiques. 
Comment est-ce possible ? Tout d'abord, il faut savoir que la couleur chocolat est récessive chez les labradors : elle ne peut se manifester que si l'animal a reçu de son père et de sa mère la portion ADN qui la confère. "Donc si une couleur chocolat est désirée pour la portée, les éleveurs peuvent utiliser seulement certaines lignées ce qui peut involontairement augmenter la prédisposition des chiots à développer des maladies particulières", poursuivent les auteurs. 

La lignée des labradors chocolat, de par sa population restreinte et donc son pool génique limité, serait plus encline à développer des problèmes dermatologiques ou auriculaires. Cette découverte pourrait permettre aux éleveurs et aux vétérinaires de cibler plus facilement les examens à faire sur ces animaux. 

Cette étude, la plus importante de cette catégorie à ce jour ayant étudié le rôle de l’environnement dans la DAC, complète les études précédentes sur le rôle protecteur d’un environnement rural et explore de nouvelles associations avec le développement de la maladie.