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La prolactine, un marqueur potentiel du stress chez le chien

La prolactine, un marqueur potentiel du stress chez le chien

Mis à jour le 13/04/2020 à 21:43
Publié le 08/01/2020 à 14:13
chien greyhound

Considérée comme un marqueur potentiel du stress dans plusieurs espèces, la prolactine a fait l'objet de peu d'études chez le chien. Une récente étude a été menée pour comprendre son rôle chez le chien.

Un marqueur potentiel du stress chez le chien

Bien que le cortisol soit considéré comme la référence pour l’évaluation du stress, chez certaines espèces animales, il a été montré que la prolactine pouvant aussi être un biomarqueur potentiel du stress aigu et chronique. Peu d'études l’ont confirmé chez le chien.

Un nouveau travail* a donc tenté de déterminer si la prolactine, le cortisol et les comportements de stress sont corrélés entre eux chez des chiens de refuge. Pour réduire l’influence de différents facteurs, un échantillon homogène de 40 mâles de race greyhound castrés a été retenu. Le cortisol et la prolactine ont été dosés dans des échantillons de sérum. 

Calcul d’une note de stress

Pour chaque chien, une note de stress a été calculée en additionnant le nombre de comportements liés au stress. La présence/absence de peur pendant le temps passé dans la pièce de prélèvement a également été notée.

Les résultats montrent une faible corrélation négative entre les taux de cortisol et de prolactine. Aucune des deux hormones n'est corrélée à la note de stress et leurs valeurs ne semblent pas influencées par le fait de montrer de la peur dans la salle de prélèvement.

Bon marqueur du stress chronique

La faible corrélation négative observée entre les valeurs de cortisol et de prolactine concorde avec les résultats obtenus dans d’autres études, indiquant que la réponse en prolactine pourrait constituer une alternative à la réponse en cortisol.

Ceci, ajouté aux taux sériques élevés de prolactine comparés à ceux rapportés chez le chien en bonne santé par d’autres auteurs, pourrait indiquer que la prolactine serait un bon biomarqueur du stress chronique.

Des études sont nécessaires pour mieux comprendre son rôle potentiel dans l’évaluation du bien-être du chien.

* Animals, 12 septembre 2019.